Nous étions nomades et nous nous sommes figés.

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Nous étions nomades et nous nous sommes figés.

Nous épousions le mouvement des astres, le rythme des marées et nous voilà plastifiés, embouteillés…

Que nous est il arrivé ?

Nous marchions avec le souffle et le mouvement printanier… et puis.. Quoi ?

Où sont passés la sève et le fruit ?

Qui peut dire aujourd’hui qu’il a fleuri ?

Que s’est il passé ? Que s’est il passé pour que nous soyons si peu accordés ?

Le mouvement même de la vie en nous est étouffé, nous nous sommes coupés de la source, abandonnant nos ailes avec nos rêves d’enfant.

Alors oui, sédentaires, nous avons choisi de nous distraire…

Nous avons épuisé, saccagé… et nous-mêmes et notre terre.

Au lieu d’un cri, ce que nous appelons notre vie est une apnée, une amnésie.

Nos respirs sont si peu naturels qu’ils deviennent à notre image… artificiels, sans force et sans vie…

Que s’est il passé ? dites moi ? Où est passé l’Homme dans tout cela ?

Ca sent le rance et l’avarié, la lourde odeur du cadavre, de l’imposteur, du frelaté…

Nous en sommes exactement là, Voilà où s’originent nos maladies, ce n’est pas encore ou si peu la Vie qui vit dans nos vies…

Cette occasion de retrait est inespérée…

Devrions nous redevenir nomades ?

Et peut-on s’enraciner tout en étant mobile ?

Nous défaire de nos liens sans perdre le Lien.

Est-ce que revenir à la simplicité signifie ne pas s’attacher (aux objets mais aussi aux gens) ?